(Reportage) Végétaliser les villes par l’agriculture urbaine

Ce week-end s’est tenue les 48h de l’agriculture urbaine, un peu partout en France. Alors que les villes deviennent des îlots de chaleur sur-bétonnés, à la qualité de l’air dégradée, ces fermes participent à lutter contre ces phénomènes. Végétaliser les centres tout en faisant pousser ses fruits et légumes en bas de chez soi, reportage d’Antoine Couillaud.

Sophie : « Ça a du sens de produire localement »

« Voilà, c’est mon premier semis de tomates que je plante sur ma parcelle ». Sophie habite Aubervilliers, à quelques pas de cette ferme urbaine. Elle vient ici toutes les semaines cultiver, comme une centaine d’autres de ses voisins.

« Ça a du sens de produire localement et de s’apercevoir que même dans le 93, on peut produire quand même des choses qui sont consommables. J’ai récolté là des fèves et ça fait plusieurs semaines que je mange mes propres fèves. »

Floriane Navard : « Ca permet de créer des îlots de biodiversité »

Ouverte en 2020, cette ferme s’est construite dans une ville peu végétalisée, six fois moins que les recommandations de l’OMS. Les légumes poussent donc près de la route. Mais selon Floriane Navard, l’une des gérantes du lieu, il y a de nombreux bénéfices à cela.

« Ça a l’avantage de participer à la végétalisation, mais en plantant du comestible donc ça a vraiment un double bénéfice. Ça permet de créer des îlots de fraîcheur, ça permet de créer des îlots de biodiversité. Donc c’est aussi repenser la conception de l’espace de manière à favoriser la biodiversité, à favoriser les écosystèmes et vraiment à valoriser le vivant. »

Nathalie Machon : « il faut aussi des espaces beaucoup moins gérés comme des friches ou des prairies

Pour que ces fermes créent une véritable biodiversité dans les centres, quelques règles doivent être respectées, comme l’explique l’écologue, Nathalie Machon.

« Ce qui est intéressant dans ces jardins, c’est de ne pas utiliser tout l’espace pour la culture mais aussi des bordures qui sont laissés plus ensauvagée pour que des espèces spontanées, qu’elles soient végétales où animales, puisse y vivre. Mais il faut aussi des Mais il faut aussi des espaces beaucoup moins gérés comme des friches ou des prairies, donc des espaces qui ne sont pas tondus trop régulièrementn, voire même qu’ils soient plus ou moins à l’écart du pié;tinement du public. Ces type de milieu de jardin sont aussi intéressants que d’autres. Y’a pas de soucis. »

Chaque année en France, la pollution de l’air causerait près de 40 000 décès.

Reportage réalisé pour France Culture.

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